le logoArticle à lire pour mieux comprendre ce qui se passe ailleurs.


Un inventaire national des sites industriels transformant le plomb a, pour la première fois, été réalisé en France.

Suite à la découverte, et à la révélation, de la grave pollution autour du site de l'entreprise Métal Blanc à Bourg-Fidèle (Ardennes), ils ont constaté, avec étonnement, qu'aucun récapitulatif des sites industriels potentiellement source de saturnisme n'existait.
Ils ont donc pris l'initiative, soutenus par le ministère de l'Environnement et de l'Aménagement du territoire, d'entreprendre ce travail de fourmi, indispensable pour une bonne gestion de la santé publique. La surprise fut grande de découvrir qu'il existait plus de cinq cents lieux concernés, répartis dans la plupart des départements français.

Fidèles à leur souci de transparence, ils mettent à disposition de tous et chacun cet inventaire, accessible sur son site web.
Bien que des efforts aient été fait du point de vue législatif pour trois sources de pollution par le plomb (limitation du plomb dans l'essence des véhicule ; future limitation du plomb contenu dans l'eau livrée à la consommation, volet saturnisme de la loi sur l'exclusion : la rénovation des logements vétustes contenant des peintures au plomb), la quatrième source de pollution.

La pollution industrielle par le plomb ne fait l'objet d'aucune loi.

" Les conséquences sanitaires du plomb sont connues de longue date : le saturnisme fut inscrit dans le premier tableau des maladies professionnelles, au début du XXè siècle, déclare Perline, ingénieure en physique des matériaux et chargée de la campagne plomb aux Amis de la Terre. Il n'existe pas de seuil d'innocuité : le plomb s'accumule dans le corps, en particulier le cerveau et les os, et les enfants y sont plus sensibles que les adultes. Ils risquent, entre autres, des problèmes psychomoteurs et une baisse de QI, irrécupérables. "

Considérant la menace réelle notre demande est :