le logoRapport 2003.


Le résumé reprend les principales notes que le rapport renferme, se rapportant à la région du bassin carrier tournaisien.

Généralités.

Les reseaux de surveillance.

a)Réseau fumées

Début en 1968
Observe la pollution due aux combustibles fossiles provenant des industries ou des particuliers.
Une station de ce type à Tournai à la rue Frinoise.

b)Réseau télémétrique.

Début 1978
Réseau d'alarme
Donne les informations en temps réel
BUT ; protéger la santé de la population
Les lieux et les analyses sont adaptés en fonction de l'évolution.
Possibilité d'observer le dioxyde de soufre, le sulfure d'hydrogène, les oxydes d'azote, l'ozone, le monoxyde de carbone, le méthane, les hydrocarbures aromatiques polycycliques et les particules en suspension.
21 stations sur toute la wallonie.
Les données récoltées sont traitées à Liège.

c)Réseau des métaux lourds.

Prévu pour simuler au mieux ce que respire un individu adulte.
Observe les métaux suivants ; aluminium, antimoine, arsenic, baryum, cadmium, calcium, chrome, cuivre, fer, manganèse, molybdène, nickel, plomb, sélénium, titane, zinc, sulfates.

d)Réseau des poussières sédimentables

Particules qui se déposent dans les jauges.
Ce sont essentiellement des nuisances à l'échelle locale.
Le réseau est régulièrement modifié.
En 2003, il existait 139 jauges avec une jauge de référence placée dans un endroit « propre ».
Ce qui est observé :
  1. les éléments traceurs comme le calcium, le magnésium et le fer. Ceux-ci ne sont pas toxiques mais sont la signature de certaines industries.
  2. les métaux lourds comme le cadmium, le chrome, cuivre, manganèse, mercure, nickel, plomb et zinc, avec parfois en plus le fluor.

e)Réseau fluor.

Deux régions seulement sont observé à ce niveau ( en fonction des industries qui y sont implantées) . Il s'agit d'Engis (phosphates et centrale thermique) et Battice (fibres de verre).

f)Réseau de pluies acides.

Vérifie la qualité des dépôts humides. Elles ne sont pas situées près des sources de pollution.

g)Réseau mobile.

Depuis 1997
Associé aux réseaux de mesures fixes.
Constitué de 4 remorques, 1 conteneur, 3 mâts météo, d'un moniteur comme pour le réseau télémétrique, d'un système de prélèvements gazeux, d'un système de prélèvements particulaires, d'un réseau Gsm.

h)Réseau organique.

Réseau C.O.V. développé depuis 2001.
Observe les composés organiques volatiles.
Placé dans les cabines télémétriques.

2) Les fluorures.

Les fluorures sont utiles à faibles doses.
A do ses élevées cela devient toxique.
La pathologie qui en découle s'appelle la fluorose.
La toxicité touche les humains, les animaux et les végétaux.
Les fluorures ont également une action sur les objets inorganiques puisqu'ils les attaquent et provoquent la corrosion ou « piquent » les vitrages.
Les plantes sont particulièrement sensibles aux fluorures durant leur croissance.
Actuellement, il n'existe aucune norme dans la CEE ou en Belgique. L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) préconise de ne pas dépasser la quantité de 1µg/m³.jour.
L'ISSEP, se basant sur des documents existants (Allemagne et Bruges) classe les taux en trois catégories ;
  1. valeurs faibles < à 0.25 mg/m².jour
  2. valeurs élevées situées entre 0.25 mg/m².jour et 0.50 mg/m².jour
  3. valeurs très élevées > ou = à 0.50 mg/m².jour
A l'origine des fluorures, on retrouve les industries cuisant de l'argile(cimenteries et briqueteries).
Le rapport indique que les retombées en fluorures dans les deux jauges de Barry peuvent toujours être considérées comme élevées malgré une diminution. Le groupe se classe d'ailleurs en seconde position pour l'ensemble des groupes de Wallonie, après celui d'Engis.
Jauge PSVX14 en 2002 0.51 mg/m².j - en 2003 0.39 mg/m².j
Jauge PSVX15 en 2002 0.59 mg/m².j - en 2003 0.52 mg/m².j

3) Les matiéres totales.

Dans notre région 14 jauges de type Owenn étaient opérationnelles en 2003.
Le rapport indique qu'à long terme, la tendance pour les retombées totales est le plus souvent à la baisse, ce qui n'exclut pas des augmentations passagères.
Toutefois, on note une croissance des retombées depuis 2001-2002 pour les jauges.
PSVX07 Antoing rue Albert 1° (471 mg/m².j)
PSVX11 Gaurain Crotière (321 mg/m².j)
PSVX12 Ramecroix contrôle technique ( 359 mg/m².j)
PSVX02 Vaulx gros lot (1432 mg/m².j)
PSVX05 Vaulx cité du chemin vert ( 695 mg/m².j)
Les chiffres admis par l'ISSEP sont les suivants ;
P.S. on notera que les riverains des jauges de Vaulx nous ont signalé que celles-ci avaient été retirées du réseaux en 2004 ??? Il semble qu'elles soient réapparues en septembre...

4) Les métaux lourds.

Si toutes les jauges mesurent les matières totales, toutes ne sont pas destinées à mesurer les métaux lourds.
Pour les différentes jauges concernées (le plus souvent 7 jauges sur les 14), ont été mesurés ,
-le cadmium, le calcium, le chrome, le cuivre, le magnésium, le fer, le manganèse, le nickel, le plomb et le zinc.
Le mercure ne faisant l'objet daucune mesure dans notre région.
Tous les taux de métaux lourds repris dans le rapport sont inférieurs aux limites données. Il n'existait donc pas de problème à ce niveau pour des jauges concernées en 2003.

5- Remarque.

Il est à noter que dans le rapport, il est fait état de stations à caractère national ou de surveillance de la pollution transfrontalière.
Celles-ci assurent la surveillance de la pollution de fond ou l'arrivée de polluants venant de pays étrangers. A ce niveau, elles permettent donc de suivre sur le territoire wallon, le transport à longue distance des polluants.
Il est étonnant de constater qu'aucune des stations ne se situe aux environs proches de notre région alors que le nord de la France jouit d'un tissu industriel dense !

Résumé-Octobre 2004-L'air à l'oeil.MPN.