le logoTOURNAI / Incinération de déchets dangereux.


Un état des lieux rassurant.

Pas de danger pour la santé publique aux abords des cimenteries, c'est ce qui ressort de la pré-étude menée par le docteur Noël. Les riverains ont réagi.

LES RIVERAINS des cimenteries de la région étaient venus en nombre, samedi matin, à l'Hôtel de ville de Tournai. Ils y étaient conviés par le bourgmestre Christian Massy et par la ministre de la santé Christiane Vienne.
Le but de la rencontre? Un exposé des résultats obtenus après une pré-etude menée dans le cadre du "projet de veille sanitaire". La démarche avait pour objectif de dresser un état des lieux environnemental, plus d'un mois avant le début officiel de l'incinération de déchets dangereux à la CCB, à Gaurain.
Selon le docteur Noël, qui a mené la pré-étude, cette première étape servira de point de repère et de comparaison pour la suite des événements, La même démarche sera en effet entreprise une fois entamée l'incinération de déchets dangereux.
Un tableau "avant - après" pourra alors être établi. Une étude complète va être financée par la Région wallonne.

Rien d'inquiétant.

photo du courrier de l'escaut
"Rien d'inquiétant", c'est ce que l'on pourrait retenir du discours du docteur Noël. "Nous avons établi un inventaire très sophistiqué, sur base de paramètres choisis en fonction du danger potentiel qui existe dans les incinérateurs en général, des installation plus dangereuses que les cimenteries."
Selon te docteur Noël, en se référant aux normes appliquées en Région wallonne, les prélèvements environnementaux n'ont rien montré d'inquié¬tant. Ensuite, les tests d'écotoxicité effectués sur les mélanges, ce que l'on appelle "l'effet cocktail" sont tout à fait normaux sur le sol, les végétaux et dans les stations de copiage.
Un travail a également été effectué en collaboration avec les médecins généralistes de la région. Deux cents prélèvements issus d'une population adulte ont pu être analysé. "Nous avons mesuré la présence de métaux lourd aux niveaux sanguin et urinaire et n'avons constaté aucune concentration anormale."
Par ailleurs, les riverains des cimenteries pourront prochainement intégrer le comité d'accompagnement de la veille sanitaire.
Comité qui se réunira dès que le docteur Noël aura remis une proposition concernant la suite de l'étude. Il a également été annonce que deux stations permanentes d'analyse de l'air seront installées aux abords des cimenteries, sans préciser de localisation exacte.




Les riverains accusent.

photo du courrier de l'escaut
Les riverains sont venus armés de pancartes, indiquant leurs revendications. L'une d'elle, accusant Christiane Vienne de faire uniquement acte de propagande dans ce dossier a provoqué la colère de la ministre.




La réunion ne s'est pas déroulée en toute sérénité. Dans l'assemblée, certains, au premier rang, avaient apporté des pancartes accusant Christiane Vienne de faire de la propagande. Ce qui a fait bondir la ministre, qui a monté le ton, Celle-ci a rappelé qu'elle intervenait dans un dossier sans aucun a priori. "Si je viens on m'accuse de faire de la propagande. Si je ne viens pas on m'accusera de cacher des choses.
Je ne suis ici que pour présenter des résultats. Je sais que l'étude est améliorable et je mettrai les moyens pour l'améliorer et tant pis si les résultats ne correspondent pas à ceux que certains attendaient, pour des raisons plus politique que les miennes.


L'ambiance s'est néanmoins détendue par ta suite et les riverains ont pu émettre leurs remarques et questions sur le projet. En conclusion, l'un d'entre eux est revenu sur l'origine du problème "L'erreur de départ a été de confier l'incinération des déchets dangereux à des industriels, qui ne voient que le profit."
Qui plus est à une multinationale italienne.

A.Vdc. 13/03/2006