le logoLa Région wallonne veut aussi avoir l'air à l'oeil


Deux campagnes de mesures mobiles dès l'été dans le bassin carrier


Deux des souhaits des riverains de la cimenterie CCB (groupe Italcementi), constitués au sein de l'ASBL « l'air à l'oeil » face au projet de coïncinération de déchets dangereux porté par cette entreprise gaurinoise, pourraient être rencontrés par le ministre Foret. C'est ce qui ressort de l'intervention, lundi soir, du bourgmestre Christian Massy au conseil communal.

Interpellé par le chef de file de l'opposition CDH Yves De Greef quant à l'avis du Collège sur le permis d'exploiter à délivrer au cimentier, le maïeur a expliqué que la décision n'était pas prise, l'avis du fonctionnaire technique à la Région wallonne ne lui ayant pas encore été transmis. Par contre, un courrier, envoyé à Michel Foret à titre personnel, a précisé le maïr, reçu une réponse qui va dans le sens de nos revendications, indique Marie-Paule Noulette, porte-parole de l'ASBL.

Le ministre de l'Environnement a accepté que dans le cadre du plan wallon de l'air adopté fin 2003, la campagne de mesures mobiles du Hainaut occidental démarre par le bassin carrier du Tournaisis, durant deux fois six semaines l'été et l'hiver prochains. Un premier pas dans la direction d'une couverture du périmètre par des stations fixes, poursuit la riveraine.
C'est l'une des 15 revendications techniques qu'ils ont transmises au fonctionnaire de la Division de la Prévention et des Autorisations. Sur cette base, la commune peut assortir le permis de conditions strictes sans enfreindre les réglementations régionale et européenne, indique encore Marie-Paule Noulette.

En partie satisfaits par l'effet de leur travail de sensibilisation au sujet de la santé des riverains, l'ASBL « l'air à l'oeil » n'interrompt pas pour autant son projet d'étude épidémiologique, lancé avec les médecins du cru. D'où sa déception de voir Michel Foret accepter le principe d'une étude de la relation santé-environnement dans le bassin carrier, en précisant d'emblée que le financement doit encore être trouvé.

ALEXANDRE VALÉE 31 mars 2004 - Le Soir