le logoCCB : Les riverains s'interrogent.


Ils n'ont toujours pas reçu les résultats des analyses.


GAURAIN- "Paranoïaques,", "Alarmistes", ces mots, les riverains de la CCB qui se sont battus contre le projet d'incinération, les entendent de plus en plus souvent. Ces propos, tenus notamment par la ministre Vienne lors de sa visite à Amougies, ne les découragent pourtant pas que du contraire...

"Nous nous sommes toujours défendus de faire du catastrophisme. Toutes nos interventions ont été étayées par des faits scientifiques et nous avons toujours été ouverts à la discussion. Pour ne pas rendre les gens parano, il suffit simplement de jouer la transparence or, ce n'est pas du tout le cas actuellement", nous explique Marie-Paule Noulette, présidente de l'ASBL L'air à l'oeil.

Les membres de l'association surveillent toujours de très près le dossier. Aujourd'hui, ils s'indignent face aux promesses non tenues. Ainsi, ils n'ont toujours pas obtenu les résultats de la première étude épidémiologique menée par l'IPHB. "Les conclusions ont pourtant été remises sur le bureau de la ministre Vienne le 15 novembre! Des résultats très partiels sont déjà parus çà et là dans la presse mais rien n'a filtré au niveau du comité de suivi. Les riverains ont obtenu que leurs élus fassent réaliser cette étude : ils doivent pouvoir avoir les résultats!"

Les riverains déplorent aussi que le comité de suivi de l'étude n'ait jamais été réuni. "la représentante de Vienne à Namur nous a répondu qu'il n'était pas utile de créer un tel comité car toutes les personnes concernées avaient été rencontrées individuellement!"
Les riverains pointent également du doigt "les dysfonctionnements de l'après-permis CCB." Parmi ceux-ci, le comité d'accompagnement du permis qui ne s'est réuni que deux fois depuis 2004.
"Nous n'avons même pas encore de règlement d'ordre intérieur! Quand il y a envoi de courrier, nous recevons des réponses qui ne correspondent pas à nos demandes!".
Face à cela, les membres de l'association ont décidé de faire leur propre analyse de l'eau et de la terre.
"Elles seront faites par des laboratoires agréés histoire d'être inattaquables sur le plan juridique. Ces résultats pourront servir à une éventuelle action en justice!"


Bref un dossier qui est loin d'être clôturé!
D.H. 03/03/2006 S.Durieux.