le logoAprès le mercure, les poussières


EN A TTENDANT IL FAUT CONSULTER LA STATION DE ZWEVEGEM

Après le pic de pollution au mercure, c'est maintenant la pollution par les poussières qui risque de devenir critique.
Même si le phénomène de la pollution par les particules survient chaque hiver pendant quelques jours, les conditions climatiques actuelles pourraient favoriser ce type de pollution, qui crée les fameux smog, ces nuages de particules polluantes (PM10 etPM 2,5). Depuis peu, on soupçonne ces particules de favoriser le développement de cancers, notamment du poumon. Mais elles contribuent aussi au déclenchement de l'asthme ou de bronchites.
Parmi les poussières polluantes qui sont visées, il y a le butane, le propane, l'éthanol, l'acétone, les solvants... On estime qu'entre 20 et 40% de cette pollution vient des transports (essentiellement les moteurs diesel, qui recrachent des particules extrêmement fines s'introduisant facilement dans les bronches) et un quart viendrait de l'industrie.
Les particules polluantes restent basses d'une part à cause des inversements thermiques (une couche d'air chaud au-dessus d'une couche d'air froid) qui empêchent les particules de remonter dans l'atmosphère, d'autre part à cause de la faiblesse du vent. En Hainaut, le vent est actuellement faible, autour de 8km/h, et ne permet pas une bonne dispersion des particules: "en dessous de 7km/h, on estime qu'il y a une mauvaise dispersion", explique un responsable du service qualité de l'air à la direction régionale wallonne de l'environnement "pour ces particules, une directive européenne fixe un seuil maximal à 50 µg (microgramme) par mètre cube d'air, seuil qui peut être dépassé 35 jours par an".
Or, les deux capteurs de particules proches de Mouscron et Tournai dépassent ce seuil depuis deux jours: celui de Zwevegem affiche aujourd'hui 72pg/m3, celui de Menin 64 Ng/m3. Et en 2007, le seuil a été dépassé 76 jours à Zwevegem et 37 jours à Menin, au lieu des 35 jours tolérés.
Les mesures seront bientôt plus précises pour la région, grâce au capteur d'Havinnes (Tournaisis) qui relèvera entre autres la présence de particules fines (voir ci-dessus). En outre, le mois prochain il y aura 17 nouveaux capteurs pour les particules en Wallonie. Ils pourront relever les taux des particules les plus fines (PM 2,5), ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent, malgré que ce sont les particules les plus nocives.
Quoi qu'il en soit, lors des épisodes de pollution aux particules il faut limiter l'utilisation des voitures, surtout des diesel, et diminuer la vitesse.

CERIDWEN ROCHE
le Nord-éclair le 13/02/2008