le logoÀ la table des associations...


Un collectif a organisé une rencontre avec les candidats aux élections, unique en son genre.

Ce n'est pas une surprise : les associations ont la sinistrose. Elles ont vécu une législature difficile et si c'est le secteur culturel qui a le plus souvent fait entendre sa voix, c'est l'ensemble du monde associatif qui a des choses à dire.
Un constat encore plus évident mercredi avec la réunion organisée à la ferme de Willemeau.
Une trentaine d'associations était représentée au sein du collectif et ce, dans des domaines aussi variés que la culture, l'environnement, la jeunesse, les aménagements routiers, le patrimoine, la mobilité... "Toutes les associations n'ont pas pu être contactées faute de temps mais nous sommes bien évidemment ouverts à tous."

Un collectif né de la volonté d'être associé au débat démocratique. "Si nous manifestons, c'est parce que nous pensons que notre statut d'expert dans nos domaines respectifs est susceptible d'épauler le pouvoir communal.
Nous insistons sur l'absence totale de velléité électoraliste en notre sein.",
ont précisé d'emblée les représentants du collectif qu'étaient Anne Bierna et Fabrice Loncke.

L'ensemble des familles politiques démocratiques a pu répondre aux demandes précises du collectif (voir cidessous). Sept revendications générales et transversales. "Il est vite apparu qu'au-delà des secteurs d'activités, toute une série de failles et de manquements revenait demanière récurrente."

photo DH
Plusieurs associations se sont réunies au sein d'un collectif et ont exprimé leurs demandes aux candidats politiques présents.

Le collectif souhaiterait également la désignation d'un médiateur communal.





Un relatif consensus.

La plupart des candidats étaient d'accord avec les associations, hormis quelques nuances.

Chaque parti invité avait deux représentants. On notera l'absence de taille du bourgmestre PS Christian Massy alors que dans les autres formations, la plupart des têtes de liste ont pris la parole.
Première intervenante, Marie-Christine Lefebvre du groupe Ecolo qui sans surprise, a rejoint une bonne partie des demandes du collectif.
La maison des associations fait partie du programme des Verts tandis que Benoît Dochy évoque un lieu : l'ancien commissariat de police à la rue de l'Athénée.
Le PS, par l'intermédiaire du président de l'UCS Paul-Olivier Delannois a abordé le débat sur le ton de la défensive. Ce dernier a rappelé qu'il avait fait preuve de courage notamment dans le dossier de la CCB, personnalisant un débat jusque là courtois. Rita Leclercq a d'abord regretté l'absence d'associations sociales dans le collectif avant de rappeler la proposition du Bar B de la Maison de la culture pour les associations. Finalement, les réelles avancées ne viendront que dans un deuxième temps, Paul-Olivier Delannois rappelant la possibilité récente d'une convention entre la Ville et le médiateur régional.
Le MR s'est montré relativement ouvert aux propositions avec quelques nuances. Pour Marie-Hélène Crombé, l'échevin de la Culture doit servir de guichet unique pour aider les associations à monter les dossiers. Pour Marie-Christine Marghem toutes les demandes des associations peuvent être rencontrées en fonction des possibilités financières de la Ville notamment concernant la Maison des associations.
Yves De Greef du CDH s'est montré plus frileux à l'encontre d'un rassemblement avec toutes les associations. "Cela peut très vite tourner à la foire d'empoigne." Il préfère un dialogue sur des bases thématiques. Le guichet unique n'est pas réfuté mais le CDH est par contre opposé à la multiplication des échevins


Sandra Durieux 29/09/06 DH